
Le projet de budget 2027 est en discussion à l'Assemblée nationale. Pour les Vignerons Indépendants, il doit servir à préparer l'avenir des exploitations, pas seulement à réparer les crises. Premières avancées, demandes encore sur la table : le point.
Des avancées déjà obtenues
Le travail mené ces dernières années a porté ses fruits dans les budgets précédents : une épargne de précaution (DEP) renforcée, une exonération de taxe foncière sur les terres agricoles passée de 20 à 30 %, des mesures pour faciliter la transmission des exploitations et la prolongation des crédits d'impôt bio et HVE.
Bio et HVE : une bonne nouvelle dès le départ
Cette année, le texte du Gouvernement prévoit d'emblée le maintien du crédit d'impôt bio jusqu'en 2028 et la prolongation du crédit d'impôt HVE pour 2027. Ce crédit d'impôt HVE, créé en 2021 grâce au travail des Vignerons Indépendants, devait jusqu'ici être défendu chaque année pour être reconduit. Sa présence dans le texte initial rend son maintien très probable.
L'épargne de précaution en bonne voie
Les premiers échanges sont positifs sur la DEP, cette épargne que vous pouvez mettre de côté les bonnes années pour faire face aux mauvaises. Son plafond pourrait passer de 150 000 à 250 000 euros, avec de meilleures conditions en cas d'aléa. Le réseau demande d'aller plus loin, en adaptant ce plafond à la taille des exploitations.
Trois demandes encore sur la table
- Le climat : que les investissements contre le gel, la grêle ou la sécheresse puissent bénéficier du suramortissement fiscal prévu pour l'agriculture, dont la viticulture est aujourd'hui exclue.
- L'œnotourisme : relever de 20 000 à 60 000 euros le plafond des activités accessoires autorisées aux sociétés civiles agricoles, la production de vin restant l'activité principale.
- La fiscalité : porter de 30 à 50 % l'exonération de taxe foncière sur les terres agricoles, pour une fiscalité plus juste face aux autres secteurs.
Et du côté des banques
Le Gouvernement annonce de nouveaux prêts à taux zéro. C'est utile, mais beaucoup de vignerons sont déjà trop endettés pour emprunter davantage. Le réseau continue donc de défendre une année blanche bancaire : reporter les échéances de l'année en fin de prêt, pour redonner de la trésorerie tout de suite.
Jean-Marie Fabre, président des Vignerons Indépendants de France, le résume ainsi : « Le vignoble va recevoir des déclarations d'amour avant les élections de 2027, mais il nous faut d'abord des preuves. » Votre fédération, comme l'ensemble du réseau, continue de porter ces demandes auprès des parlementaires.
Une question sur ces mesures ?
Écrivez-nous à contact@vignerons-independants-champagne.com
ou appelez le 03 26 54 78 01.
(Source : Fédération Nationale)
Commentaires
Enregistrer un commentaire