Une nuit de gel au printemps, un orage de grêle au mauvais moment, une trésorerie qui se tend : vous connaissez la chanson. À la rentrée, les Vignerons Indépendants ont posé leurs priorités sur la table du Gouvernement. Voici ce qui est en jeu pour votre exploitation.
Protéger les vignes avant qu'il ne soit trop tard
93 % des entreprises interrogées par le réseau déclarent avoir subi un aléa climatique en 2026. En Champagne, on sait ce que vaut une nuit de gel en avril ou un orage de grêle en pleine floraison.
Aujourd'hui, le système fonctionne surtout dans un sens : on indemnise après la casse. Les Vignerons Indépendants veulent inverser la logique et investir avant. Tours antigel, aspersion, filets paragrêle, stockage de l'eau : les solutions existent, mais elles restent trop chères pour beaucoup d'exploitations.
Le réseau propose donc un plan de protection du vignoble pouvant atteindre 4 milliards d'euros sur cinq ans, financé avec l'Europe, l'État et les Régions. Jean-Marie Fabre, président des Vignerons Indépendants de France, l'a résumé en une phrase devant la presse : « Soyez stratégiques, bâtisseurs ; pas pompiers de service. »
Alléger vos charges dans le budget 2027
Le budget 2027 arrive au Parlement, et c'est le moment de peser. Les fédérations, dont la nôtre, portent quatre demandes auprès des parlementaires :
- une épargne de précaution moins taxée, pour pouvoir puiser dans vos réserves quand une mauvaise année arrive ;
- une aide à l'achat d'équipements contre le gel, la grêle et la sécheresse ;
- une exonération de taxe foncière sur les terres agricoles portée de 30 % à 50 % ;
- plus de liberté pour diversifier votre activité, notamment avec l'œnotourisme.
Le réseau se bat aussi pour garder les crédits d'impôt bio et HVE, soutenir l'emploi saisonnier, utile au moment des vendanges, et éviter toute nouvelle taxe sur le vin.
Vendre plus facilement, en France comme à l'étranger
Vous expédiez des bouteilles à des particuliers en Belgique, en Allemagne ou ailleurs en Europe ? Vous savez alors combien les démarches liées aux accises sont lourdes. Le réseau demande depuis longtemps un guichet unique européen pour simplifier ces envois.
Il plaide aussi pour que les petites entreprises du vin aient toute leur place dans la stratégie française d'export, et pour la baisse des droits de douane sur le vin.
Déjà sur le bureau des ministres
Ces messages ont été portés ces dernières semaines auprès de la ministre de l'Agriculture, du ministre du Commerce extérieur, du ministre chargé des PME et du directeur général de Business France. Le travail continue dans les semaines qui viennent, et nous vous tiendrons au courant.
Une question sur ces dossiers, ou un sujet que vous voulez voir porté par la fédération ? Écrivez-nous à contact@vignerons-independants-champagne.com ou appelez le 03 26 54 78 01.
Commentaires
Enregistrer un commentaire